Les effets néfastes des éoliennes sur la faune sauvage et l’environnement

Pour implanter ces éoliennes, l’abattage de milliers d’arbres est nécessaire. Certes, sur le court terme, ce fait est excellent pour les finances de la commune. Mais explorons le sujet un petit peu plus en profondeur…

Du point de vu de l’écologie, un arbre est précieux. Tout d’abord il nous apporte de l’oxygène, élément vital pour notre survie. 

Il est également un habitat pour de nombreuses espèces. Abattre un aussi grand nombre d’arbres sur une surface aussi petite, c’est réduire d’une manière considérable la surface de vie des espèces sauvages, surface déjà trop faible en raison de l’urbanisation. Nous sommes déjà en difficultés au vu de la surpopulation de sangliers par exemple, ce n’est pas en réduisant leur habitat que nous allons réduire ce problème : les dégâts vont s’aggraver !

Mais le sanglier n’est pas le seul que la destruction de ces arbres vont impacter : chevreuil, renard, blaireaux, hirondelles, mésanges, rouge-gorge, geai des chênes, fourmis, araignées, amphibiens, insectes, reptiles… La liste est très longue !

Un arbre est un climatiseur naturel. Il est un élément essentiel pour conserver l’humidité dans le sol. En perdant ses feuilles chaque année, il recouvre le sol d’un tapis qui conserve l’humidité lors de l’été suivant. Une région avec une forêt vaste et en bonne santé est naturellement plus fraîche et plus riche en eau. Pour aller plus loin : en été, il fait toujours plus frais sous un arbre. Une forêt est une bénédiction naturelle, nous devons en prendre soin. 

Certains propose d’installer des moutons au sein des terrains contenant des éoliennes. Je vous laisse constater par vous même grâce à l’image suivante le résultat au cœur de l’été :

De plus, grâce aux racines, les arbres permettent de lutter efficacement contre l’érosion. De par ses besoins pour son implantation, une éolienne provoque un assèchement du sol. Ainsi, installer une éolienne est précisément l’inverse de ce qu’il faut faire avec nos besoins urgents de préserver nos ressources en eaux aujourd’hui. Surtout au sein d’une commune aussi naturellement riche que Broye.

Pour entrer sur le domaine financier tout en restant sur le terrain de l’écologie, une forêt de milliers d’arbres permet une exploitation forestière largement rentable pour un coût en investissement nul pour une entreprise déjà active. 

Sur des terrains forestiers tels que ceux présents à Broye, il serait plus intéressant et plus rentable pour les finances de la commune et pour l’écologie en général de réfléchir à l’implantation de fermes en permaculture : ce qui apporterait des habitants supplémentaire et des emplois !

Si la commune recherche des finances, Mr Victor Morin, comportementaliste animalier formé au pistage des animaux sauvages, est tout à fait prêt à proposer en partenariat avec la mairie des activités de découverte de la nature aux touristes : le front de la pédagogie est plus important encore que l’installation d’éolienne sur le plan de l’écologie pure. Celui du tourisme écologique est une alternative intéressante du point de vue des finances.

Nous ajouterons le fait que les éoliennes représentent un danger mortel pour les oiseaux : de nombreuses espèces protégées sont décimées chaque année inutilement ! Les chauves-souris sont également cruellement touchées, or ces dernières sont essentielles pour lutter contre la prolifération des moustiques notamment.  La seule présence des éoliennes représente une perturbation négative majeure pour la faune locale. 

En résumé : détruire des milliers d’arbres pour implanter quelques éoliennes est une aberration sur le plan de l’écologie. Ce n’est pas de l’écologie : c’est une destruction de la nature pour produire de l’argent. 

Implanter une éolienne est une action humaine pour les besoins humains. Du point de vue de la nature (et donc de l’écologie !), l’implantation d’une éolienne est une malédiction.

Si la commune a besoin d’argent, d’autres alternatives sont possibles et moins coûteuses pour elle. Mieux ! La commune gagnera en réputation, et donc en touristes, en explorant ces alternatives.

Par Victor MorinAdhérent ASEB

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