(D’après un article paru dans Ouest France, 04/08/2022)
Le promoteur du parc éolien de Trédias (Côtes-d’Armor) BayWar avait entamé le chantier avant que le Conseil d’État n’annule l’autorisation d’implantation. Il doit aujourd’hui remettre le site dans l’état initial.
Depuis deux semaines, des camions sont chargés de dizaines de tonnes de béton issu du chantier de déconstruction des socles des trois éoliennes qui devaient être installées.
Une décision de justice du Conseil d’État le 17 décembre 2021, sur la base d’un effet d’écrasement et de trouble des commodités de voisinage, a annulé son installation.
1 500 m³ de béton, 150 tonnes de ferrailles :
Trois socles de bétons armés à détruire, soit 1 500 m3 de béton et 150 tonnes de ferrailles.
L’addition s’avère salée puisque le promoteur estimait l’arrêt des travaux, la remise en état du site et les pertes induites à 1 500 000 €.
Le matériel casse :
De son côté, l’entreprise de démolition essuie quelques difficultés. Il lui faut 3 semaines par éolienne pour briser un socle de béton particulièrement résistant et couper la ferraille dont certaines tiges d’acier s’enfoncent à plus de 5 m dans le sol. Le béton est ultra résistant malgré des brises roches de 70 tonnes et des pinces hydrauliques géantes. C’est tellement dur que le matériel casse souvent.
Plusieurs centaines de camions se sont relayés depuis deux semaines pour enlever le béton qui sera broyé et réutilisé. Ensuite, les engins d’une autre l’entreprise réaliseront le terrassement avant de recouvrir le site de terre végétale pour permettre la reprise des cultures.
On voit que les 50 000€ de provisions prévues par les promoteurs éoliens pour la démolition des éoliennes après 20 ans d’utilisation sont loin du compte !
Bernard Klein


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