La transition énergétique

Voulue par tous les décideurs elle se heurte à la RÉALITÉ économique et géopolitique !

Les Chinois et les Indiens ont clairement dit qu’ils continueraient à ouvrir des centrales thermiques au charbon pour assurer leur développement et sortir leurs populations de la misère !

En Europe, la transition écologique vers le zéro carbone impliquera une montée en puissance de l’électrification, même si les énergies primaires resteront indispensables. L’éolien et le solaire sont incapables de produire en permanence. L’électricité est un flux et non un stock.

Et les batteries ne sont pas assez efficientes pour y remédier, Il faudra donc bien faire tourner les turbines avec du gaz, du fuel ou du charbon ! Chacun voit, aujourd’hui, le fiasco et le désastre écologique et économique des choix stratégiques de l’Allemagne.

En ces temps de crises et de tensions internationales, l’énergie est une arme redoutable. Reste pour notre pays, l’atout majeur du nucléaire et de l’hydroélectricité que nous pouvons remettre en marche après 12 années d‘abandon et de sabotage.

Les infrastructures devront changer de dimension. La répartition sur tout le territoire de microstructures de type éolien et solaire impliquera des investissements considérables en terme de transport d’électricité.

Mais, se pose un autre problème, celui de l’accès aux ressources minières. 

L’explosion démographique engendrera une augmentation des besoins et donc des coûts en cuivre et aluminium pour le transport, de lithium pour les batteries. Les voitures électriques sont 5 à 6 fois plus gourmandes en minéraux rares que les véhicules thermiques ! Les énergies renouvelables plus de 7 à 12 fois plus gourmandes en matériaux que les centrales thermiques classiques !

De surcroît, la question de l’acceptabilité sociale face à ces défis économiques et environnementaux se pose partout en Europe.

En Italie, en Hongrie, en Suède, aux Pays-Bas, mais aussi et surtout en Allemagne des manifestations se produisent contre ce que les gens voient et ressentent comme une absence de bon sens et un pas de plus vers le déclassement.

La fin du monde leur fait moins peur que la fin du mois !

Reste le problème de la corruption.

Seuls les États ont les moyens d’enclencher de telles réformes. Les lobbies et les connivences inévitables devant les centaines de milliards d’€ déversées dans ce grand bouleversement ne peuvent que favoriser la corruption.

Notre humanité est ainsi faite qu’il est fréquent de constater le triomphe de la cupidité !

Nous devons donc, par notre vigilance et notre réflexion collective, contribuer positivement à ces bouleversements en imposant des mesures de bon sens et un authentique débat avec les décideurs. 

G. ESCHALIER

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